Episode 43 – Alexandre Kauffmann : « Plus j’apprenais à connaître les patients, moins j’avais peur d’eux »

Dans cet épisode enregistré dans le cadre du webinaire “Troubles psychiques et représentations” de Positive Minders, j’ai eu la joie de recevoir Alexandre Kauffmann, journaliste et auteur du livre “Un homme dangereux”, sur les Unités pour malades difficiles. 

Qu’a-t-il appris de cette plongée dans ces « UMD » très stigmatisées et qui cristallisent toutes les peurs ?

Fous, tarés, violents, dangereux, imprévisibles… Les qualificatifs pour décrire les personnes avec un trouble psychique ne manquent pas. Alimentées dans les séries, les films et les médias, ces idées reçues nourrissent les mouvements de rejet envers la psychiatrie, en particulier les Unités pour malades difficiles, qui cristallisent toutes les peurs. Elles sont dix en France et accueillent des patients présentant un danger pour eux-mêmes ou pour autrui.

Plongée dans les unités pour malades difficiles

Le journaliste Alexandre Kauffmann les a approchés durant deux ans. Un travail d’enquête qui l’a mené à la publication de son livre “Un homme dangereux” début 2024. Avec un tel titre, on pourrait facilement croire à une fiction sensationnaliste. Rien de tout cela n’émerge de ce “polar journalistique” qui soulève avec équilibre les questions délicates de l’irresponsabilité pénale et de la nécessité du soin de ces patients. Car ces unités sont faites pour soigner et non pour punir.

Pour aller plus loin :

Positive Minders, c’est quoi ?

Une organisation de portée internationale, reconnue d’utilité publique, qui a pour mission de lever les barrières à la mise en place de soins précoces et inclusifs pour toutes les maladies psychiques et de rendre accessibles ces soins à toutes les personnes en souffrance dans l’objectif de faciliter leur rétablissement. Nous souhaitons devenir un interlocuteur reconnu dans chaque pays mais nous ne nous substituons pas aux organismes publics, parapublic ou privés de soins et d’accompagnement. Notre maitre mot est la collaboration ! https://positiveminders.com/qui-sommes-nous/

Les webinaires de Positive Minders : https://positiveminders.com/replays/webinaires/

Un homme dangereux, Alexandre Kauffmann, éditions de la Goutte d’Or.

Episode 42 – Lisa Mandel : « Il est essentiel de constituer sa personnalité, indépendamment de la maladie mentale »

On parle de plus en plus aujourd’hui de rétablissement en santé mentale, mais qu’est-ce que ça signifie au juste ? Qu’est-ce que ça implique ? Comment y parvenir ? Peut-on vraiment guérir d’un trouble psychique ?

Réponse tout en légèreté avec Lisa Mandel, qui a publié en 2022 la BD “Se rétablir”, invitée du webinaire de Positive Minders sur le sujet “Troubles psychiques et rétablissement ».

Parler d’HP et de troubles psy avec légèreté, en offrant même un peu d’espoir, c’est possible. Lisa Mandel, a relevé le défi, même plusieurs fois. L’autrice de bande-dessinée, spécialiste de la BD dite “du réel”, multiplie depuis la fin des années 2000, les ouvrages sur cette thématique. Il y a d’abord les deux tomes “HP” qui explorent l’univers hospitalier, inspirés de l’expérience de sa mère et de son beau-père, tous deux infirmiers dans ces services. 

Une existence heureuse, grâce au rétablissement ?

Puis, en 2022, sort “Se rétablir”, une nouvelle BD qui, à défaut de parler de guérison, nous parle de rétablissement, de rémission. A travers les témoignages de Chloé, bipolaire, Franck entendeur de voix, Eric, anxieux, ou encore Jonathan vivant avec un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, on y apprend que le rétablissement permet de mener une existence heureuse et épanouie avec un trouble psychique, parfois au creux ou au sommet de la vague. 

Pour aller plus loin :

Positive Minders, c’est quoi ?

Une organisation de portée internationale, reconnue d’utilité publique, qui a pour mission de lever les barrières à la mise en place de soins précoces et inclusifs pour toutes les maladies psychiques et de rendre accessibles ces soins à toutes les personnes en souffrance dans l’objectif de faciliter leur rétablissement. Nous souhaitons devenir un interlocuteur reconnu dans chaque pays mais nous ne nous substituons pas aux organismes publics, parapublic ou privés de soins et d’accompagnement. Notre maitre mot est la collaboration ! https://positiveminders.com/qui-sommes-nous/

Les webinaires de Positive Minders : https://positiveminders.com/replays/webinaires/

Se rétablir, Lisa Mandel, Exemplaire éditions.

Antoine Pelissolo : “Ce n’est pas baisser les bras de prendre un traitement” 

Dans cet épisode enregistré dans le cadre du webinaire “Troubles psychiques et médicaments” de Positive Minders, j’ai eu la joie de recevoir Antoine Pelissolo, chef de service dans le Pôle de psychiatrie du CHU Henri Mondor à Créteil et auteur du livre “Bien se soigner avec les médicaments psy”. 

Comment trouver le bon “dosage” ? Faut-il parler de surmédication en France ? Pourquoi les médicaments sont encore associés à de tels effets secondaires ? 

Ce n’est un secret pour personne, les Français restent de gros consommateurs de psychotropes. Un rapport de 2021 mené par la Caisse nationale d’Assurance maladie et l’Agence nationale de sécurité du médicament révélait que la consommation d’anxiolytiques avait bondi depuis la crise sanitaire, avec 4 milliards de prescriptions médicamenteuses entre 2020 et 2021. Et en mars 2023, le Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge publiait un rapport sur la consommation de psychotropes, en nette hausse, chez les jeunes en France. 

Comment trouver le bon dosage ?

Bien que critiquée, la thérapie médicamenteuse peut être pourtant l’une des clés du rétablissement dans certaines pathologies psychiatriques. Comment trouver le bon “dosage” ? Faut-il parler de surmédication en France ? Pourquoi les médicaments sont encore associés à de tels effets secondaires ? Toutes les réponses à vos questions avec le professeur Antoine Pelissolo, chef de service dans le Pôle de psychiatrie du CHU Henri Mondor à Créteil et auteur du livre “Bien se soigner avec les médicaments psy”. 

Pour aller plus loin :

Positive Minders, c’est quoi ?

Une organisation de portée internationale, reconnue d’utilité publique, qui a pour mission de lever les barrières à la mise en place de soins précoces et inclusifs pour toutes les maladies psychiques et de rendre accessibles ces soins à toutes les personnes en souffrance dans l’objectif de faciliter leur rétablissement. Nous souhaitons devenir un interlocuteur reconnu dans chaque pays mais nous ne nous substituons pas aux organismes publics, parapublic ou privés de soins et d’accompagnement. Notre maitre mot est la collaboration ! https://positiveminders.com/qui-sommes-nous/

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Bien se soigner avec les médicaments psy, Antoine Pelissolo, éditions Odile Jacob.

Episode 40 – Spécial immersion en psychiatrie (festival PAF)

Le delta entre les idées reçues sur la psychiatrie et l’expérience qu’on en fait peut être immense. Trois artistes-écrivaines ont décidé de reporter leur vécu par écrit. Anne Révah, Joy Sorman et Lucile de Peslouan étaient réunis autour de leur livre et d’un micro, dans le cadre du Psy art festival organisé par l’hôpital Paul Guiraud de Villejuif, le 8 juin 2024.

Ça a donné une très belle discussion pour briser les idées reçues sur un monde qui effraie encore aujourd’hui.

“Il faut aimer les fous pour qu’ils restent humains”, dit Anne Révah. Mais je dirais même plus : il faut écrire sur ces fous, pour les faire exister. C’est ce qu’ont fait Anne Révah, Joy Sorman et Lucile de Peslouan. Anne est pédo-psychiatre et l’auteure de cinq romans, dont “L’intime étrangère”.

Traversée dans le monde de la folie

Ce livre, paru en 2021, est le récit de votre propre traversée dans le monde de la folie. Elle tente de reconstituer le puzzle de ces souvenirs traumatiques et douloureux. Ce monde de la folie, Joy l’a également côtoyé mais en tant que témoin. Une expérience en psychiatrie, pendant plusieurs semaines, au contact des soignants et des malades, qui a donné lieu à l’ouvrage “A la folie”. Elle observe, recueille, décrit de façon presque chirurgicale cet environnement, à tel point que le lecteur se trouve directement projeté entre les murs de cet hôpital.

Patiente et artiste

La psychiatrie, Lucile de Peslouan la côtoie à double titre : à la fois comme patiente et comme artiste. Elle a écrit plusieurs ouvrages avec comme thème central les troubles psychiques, notamment le livre “J’ai mal et pourtant ça ne se voit pas”, un ouvrage de fiction avec plusieurs personnages qui se confient en texte et en images sur leur santé mentale. Aussi, elle est artiste en résidence ici, à l’hôpital Paul Guiraud où elle anime des ateliers de création avec les patients.

Frontière artificielle entre “folie” et “normalité”.

Toutes les trois, à travers ces vécus bien différents et cette immersion en psychiatrie, qu’elle soit professionnelle ou personnelle, mettent à l’épreuve cette frontière artificielle entre “folie” et “normalité”. Comment cette expérience, ce périple en psychiatrie, a changé ces trois auteures, individuellement, et comment, plus globalement, ce travail de reportage au cœur de la folie, peut transformer les regards que nous portons à son égard ?

Bienvenue dans cette discussion ou plutôt, ce voyage, pour rester dans la thématique, enregistré pour le podcast “On marche sur la tête”, dans le cadre du Psy art festival (PAF).

Pour aller plus loin :

Le groupe hospitalier Paul Guiraud organisait son premier Festival « Hors les murs » et « Entre les murs » de l’établissement, du 6 au 8 juin 2024.

L’objectif ? Déstigmatiser les personnes souffrant de troubles psychiques, démystifier les lieux de soins et sensibiliser le grand public à la santé mentale, le tout au travers de l’art et du sport.

https://www.gh-paulguiraud.fr/actualites/psy-art-festival-paf-du-6-au-8-juin-2024#:~:text=Le%20groupe%20hospitalier%20Paul%20Guiraud,6%20au%208%20juin%20prochain%20!

Episode 39 – Astrid Le Fur : « Le burn-out, c’est le corps qui s’arrête avant la mort »

Dans cet épisode enregistré dans le cadre du webinaire “Troubles psychiques et travail” de Positive Minders, j’ai eu la joie de recevoir Astrid Le Fur, autrice du blog “Partage ton burn-out” et du livre “Du burn-out au born-out : 7 étapes vers la renaissance”. 

Comment repérer le burn-out ? Comment rebondir quand ça arrive ? Quid des personnes ayant un handicap psy ? Comment le prévenir aussi ?

On entend beaucoup le mot mais on ne sait pas toujours ce qu’il y a derrière. “Burn-out”. Après la crise sanitaire, il touchait environ près d’un salarié sur dix en France selon OpinionWay*. Différent d’une fatigue passagère et loin d’être une excuse de feignant ou même d’unun effet de mode, le burn-out, aussi appelé “« syndrome d’épuisement professionnel”, se traduit par un « épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel », selon la Haute autorité de santé. l ».

Comment le repérer ? Comment rebondir quand ça arrive ? Quid des personnes ayant un handicap psy, sont-elles plus susceptibles de développer un burn-out ? Comment le prévenir aussi ? Réponse avec Astrid Le fur, autrice du blog “Partage ton burn-out” et du livre “Du burn-out au born-out : 7 étapes vers la renaissance”. 

NB : Précisons que le burn-out est plutôt une conséquence du surmenage et du stress sur une longue période. Il n’est pas reconnu comme une maladie, comme peut l’être la dépression, mais comme un trouble mental qui est caractérisé. Aussi le burn-out peut favoriser l’arrivée d’une dépression. 

Pour aller plus loin :

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Une organisation de portée internationale, reconnue d’utilité publique, qui a pour mission de lever les barrières à la mise en place de soins précoces et inclusifs pour toutes les maladies psychiques et de rendre accessibles ces soins à toutes les personnes en souffrance dans l’objectif de faciliter leur rétablissement. Nous souhaitons devenir un interlocuteur reconnu dans chaque pays mais nous ne nous substituons pas aux organismes publics, parapublic ou privés de soins et d’accompagnement. Notre maitre mot est la collaboration ! https://positiveminders.com/qui-sommes-nous/

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Episode 38 – Jean-Luc Loyer : “ A l’HP, on a juste raconté ce qu’on voyait”

Dans cet épisode enregistré dans le cadre du webinaire “Accompagnement et troubles psychiques” de Positive Minders, j’ai eu la joie de recevoir Jean-Luc Loyer, écrivain et dessinateur de la BD, “Les âmes fendues”, publiée aux éditions Steinkis en janvier 2024. Dans cet ouvrage co-écrit avec Xavier Bétaucourt, il offre une immersion sensible et réaliste au sein du centre hospitalier Camille-Claudel, à côté d’Angoulême. 

Encore aujourd’hui, l’hôpital psychiatrique est associé à une image teintée de mystère, d’angoisse, voire de danger, dans l’imaginaire collectif. Xavier Bétaucourt et Jean-Luc Loyer, écrivain et dessinateur, ont souhaité prendre le contre-pied de cette représentation fantasmagorique. Dans leur BD, “Les âmes fendues”, publiées aux éditions Steinkis en janvier 2024, ils offrent une immersion sensible et réaliste au sein du centre hospitalier Camille-Claudel, à côté d’Angoulême. 

En suivant le vol d’un papillon derrière les murs de cet hôpital, les deux auteurs dévoilent les rouages de ce lieu mal connu, en offrant le point de vue des soignants, des soignés, des professionnels du travail social mais aussi des proches. Une fresque variée de l’accompagnement en et hors les murs. Sous couvert de ses planches de BD, « Les âmes fendues » est une véritable enquête au plus près de la réalité du terrain en psychiatrie. Pour s’y plonger, j’ai la joie de recevoir Jean-Luc Loyer, dessinateur.

Pour aller plus loin :

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Episode 37 – Dominique de Saint-Mars : “J’ai créé Max et Lili pour les enfants malheureux”

Dans cet épisode enregistré dans le cadre du webinaire “Parentalité et troubles psychiques” de Positive Minders, j’ai eu la joie de recevoir Dominique de Saint Mars, auteure de la série Max et Lili que tout le monde connaît. Comment parler de santé mentale à hauteur d’enfants ? Ces livres jeunesse y parviennent avec succès !

Je pense qu’on a tous dans notre bibliothèque d’enfant un exemplaire de la série “Max et Lili”. Ce petit livre à la couverture blanche, rouge et noire, m’a accompagnée dans mes questionnements de petite fille et m’a enseigné qu’il n’est jamais trop tôt pour parler de sa santé mentale. “Lili va chez la psy”, “Max et Lili trouvent leur cousin angoissé”, “Le cousin de Max et Lili se drogue”. 

La scénariste et auteure, Dominique de Saint Mars est parvenue avec beaucoup de légèreté et de justesse à aborder ces sujets à hauteur d’enfant. Comment expliquer la maladie psychique d’un parent aux plus petits ? Dominique de Saint Mars, accompagnée de l’association Synapsespoir donnent toutes les clés dans une petite brochure publiée en 2016, “La maman de Tom et Lola ne va pas bien” et que j’ai la joie de vous présenter aujourd’hui en compagnie de son auteure.

Pour aller plus loin :

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Une organisation de portée internationale, reconnue d’utilité publique, qui a pour mission de lever les barrières à la mise en place de soins précoces et inclusifs pour toutes les maladies psychiques et de rendre accessibles ces soins à toutes les personnes en souffrance dans l’objectif de faciliter leur rétablissement. Nous souhaitons devenir un interlocuteur reconnu dans chaque pays mais nous ne nous substituons pas aux organismes publics, parapublic ou privés de soins et d’accompagnement. Notre maitre mot est la collaboration ! https://positiveminders.com/qui-sommes-nous/

Les webinaires de Positive Minders : https://positiveminders.com/replays/webinaires/

Partenariat : je m’associe à Positive Minders !


J’ai la joie de vous annoncer un nouveau partenariat entre “On marche sur la tête” et l’association “Positive Minders”, qui oeuvre également pour la déstigmatisation des troubles psychiques.

Les sept prochains épisodes seront enregistrés dans le cadre des webinaires organisés par l’association une fois par mois : 

N° 1 Troubles psy et parentalité

N° 2 Troubles psy et accompagnement

N° 3 Troubles psy et médicaments

N° 4 Troubles psy et représentations

N° 5 Troubles psy et autonomie

N° 6 Troubles psy et travail

N° 7 Troubles psy et stigmatisation

J’y interviens sous forme “d’intermède radiophonique”, au milieu de la conférence. Le principe : interviewer un.e auteur.e qui a publié un ouvrage en lien avec la thématique du webinaire.

Pour aller plus loin :

Positive Minders, c’est quoi ?

Une organisation de portée internationale, reconnue d’utilité publique, qui a pour mission de lever les barrières à la mise en place de soins précoces et inclusifs pour toutes les maladies psychiques et de rendre accessibles ces soins à toutes les personnes en souffrance dans l’objectif de faciliter leur rétablissement. Nous souhaitons devenir un interlocuteur reconnu dans chaque pays mais nous ne nous substituons pas aux organismes publics, parapublic ou privés de soins et d’accompagnement. Notre maitre mot est la collaboration ! https://positiveminders.com/qui-sommes-nous/

Les webinaires de Positive Minders : https://positiveminders.com/replays/webinaires/

Épisode 36 – Lydie : « J’ai compris que j’étais plusieurs » (TDI)


C’est à la faveur du confinement en 2020 que Lydie se retrouve seule pour la première fois face à ses « alters », ses personnalités multiples, 17 au total, qui composent son « système ». Car oui, Lydie vit avec un trouble dissociatif de l’identité, maladie psychique qui se caractérise par la présence de plusieurs « identités » chez un même individu qui prennent tour à tour le contrôle.

Elle s’appelle tantôt Emma, Valérie ou encore Serena. Pourtant, sur sa carte d’identité figure le prénom “Lydie”. La jeune femme n’est pas comédienne. Elle vit avec un trouble dissociatif de l’identité (TDI). Défini pour la première fois en 1994 dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM), le TDI, anciennement appelé « trouble de la personnalité multiple », concernerait 1,5 % de la population mondiale. Un chiffre probablement sous-évalué compte-tenu de la grande difficulté des patients à obtenir un diagnostic, souvent confondu avec une psychose.

Une origine traumatique

Comme pour la plupart des patients, le TDI de Lydie trouve son origine dans un ou plusieurs traumatismes répétés dans l’enfance. Son histoire, c’est l’histoire comme tant d’autres sur ce podcast, d’une blessure qui a mis du temps à cicatriser, à force d’acceptation et de résilience. Aujourd’hui Lydie arbore fièrement sa cicatrice, au point d’avoir signé près d’une dizaine de livres, alimentés par ces mille et une vies.

Pour aller plus loin :

Lydie Donnet alias Serena Davis est l’auteure d’une dizaine de livres, en parallèle de sa carrière dans le domaine bancaire. Retrouvez sa bibliographie ici :

Épisode 35 – Tristan : “J’ai un trouble schizo-affectif”


Il a été celui qui a impulsé le mouvement de la Tecktonik en France, au début des années 2000. Un mouvement fulgurant qui l’a vite placé dans la lumière avant de le remettre aussi vite dans l’ombre. DJ, animateur, blogueur, bref, touche-à-tout, Tristan Laloni, aujourd’hui âgé de 34 ans, n’a pas supporté cette déception professionnelle. Pendant des années, il a connu l’errance diagnostique et thérapeutique avant de mettre un nom sur son mal-être : un trouble schizo-affectif, qui combine des symptômes liés à une psychose et à un trouble de l’humeur.

Une simple taf sur un joint et tout bascule. A 16 ans, Tristan Laloni vit sa première et unique crise psychotique à l’occasion d’une soirée entre copains. Un épisode aux confins de la réalité, qui lui vaudra également sa première hospitalisation. Si quelques jours plus tard, la vie reprend son cours, Tristan gardera pour toujours les stigmates de cette déréalisation de quelques heures. Finis l’alcool et le cannabis. Mais pas les soirées. A 18 ans, il découvre l’univers de la nuit et prend ses marques dans plusieurs boîtes branchées du sud de Paris. C’est là qu’il découvre une danse atypique, bercée par la musique électro, reprise par quelques aficionados, avant d’enflammer toutes les cours de récré de la France au début des années 2000 : la Tecktonik. 

Découvreur de la TECKTONIK EN FRANCE

Tristan est l’un des premiers “découvreurs” du mouvement grâce à son “blog” dédié. Rapidement, il se fait un nom dans le monde de l’électro, puis enchaîne les contrats en tant qu’animateur/dj. Mais bientôt, à l’image de la Tecktonik, tout s’émousse. A 19/20 ans, Tristan, alias Fozzie Bx, vit ses premières grosses désillusions professionnelles et avec elle, le retour des symptômes dépressifs. S’ensuivent de longues années pour connaître un diagnostic et trouver enfin l’équilibre.

Bienvenue dans le 35e épisode d’On marche sur la tête, le podcast, en compagnie de Tristan Laloni et enregistré dans les locaux de la Maison perchée, une association qui accompagne les jeunes adultes vivant avec un trouble psychique.

Pour aller plus loin :

Site de la Maison Perchée : https://www.maisonperchee.org/