Fondation Amipi : le travail qui guérit


Le travail, dans sa conception moderne, est souvent associé à un mal-être psychique généralisé. Alors que nous passons en moyenne un tiers de notre journée au travail, il est essentiel d’y préserver sa santé mentale. La fondation AMIPI n’a pas attendu les premiers témoignages de burn-out pour en parler. Elle est devenue dès les années 1960 le fer de lance de l’insertion par l’emploi de personnes souffrant de maladies psychiques et mentales. Sa particularité ? Elle mise sur la plasticité du cerveau pour soigner des patients atteints de troubles psychiques. Grâce à sa méthode managériale basée sur l’écoute et la bienveillance, grâce à la décomposition des tâches pour un meilleur apprentissage et surtout, grâce à la mécanique du lien entre salariés, la fondation AMIPI aide les salariés à s’épanouir et à s’accomplir au-delà de leur maladie. 

Dans cet épisode, je reçois Romain Delaveau, opérateur en CDD Tremplin depuis le mois de mai 2021 à l’AMIPI de Blois (41). Resté 3 ans au chômage suite à un licenciement pour burn-out et à une opération chirurgicale du cerveau, Romain présentait un grand manque de confiance en lui et un niveau émotionnel “incompatible avec le monde du travail”. La fondation AMIPI est parvenue à lui redonner cette confiance et un certain nombre de responsabilités à travers son poste d’assistant du Responsable Production de l’usine de Blois. 

J’ai aussi tendu mon micro à Jean-Marc Richard, président de la fondation, engagé depuis de nombreuses années dans l’aventure. Il m’a expliqué ce qui définissait l’ADN de la fondation AMIPI depuis sa création, et comment elle a permis à de nombreux salariés de trouver un nouvel équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. 


Gilles Paris, phénix de la dépression


Derrière le succès de ses livres vendus à plusieurs millions d’exemplaires, dont le fameux « Autobiographie d’une courgette », l’écrivain Gilles Paris cache une blessure profonde longtemps restée secrète qu’il révèle au grand jour dans son dernier livre : « Certains coeurs lâchent pour trois fois rien ».

“Certains coeurs lâchent pour trois fois rien” a dit un jour un médecin à Gilles Paris, à son réveil à l’hôpital, après une nouvelle tentative de suicide. Cette phrase, lancée a priori comme un adage vide de sens, semble pourtant avoir sauvé l’écrivain, auteur de près d’une dizaine de livres, dont le best-seller, Autobiographie d’une courgette.

Début 2021, Gilles Paris signe un nouveau roman dont le titre sonnait comme une évidence pour lui : “Certains cœurs lâchent pour trois fois rien. De l’ombre à la lumière”. Au fil des pages, l’auteur, aussi attaché de presse à la ville, nous guide à travers ses dépressions et ses renaissances, dont on perçoit la difficile épreuve à chaque nouvelle page qui se tourne. S’il est tombé huit fois, Gilles Paris retient surtout qu’il s’est relevé les huit autres et nous montre qu’il fait preuve d’un courage inspirant. “Entrez dans ma vie comme on rentre dans une danse”, écrit-il dans les premières lignes de ce livre “qui n’est pas une autobiographie” dit-il mais “des éclats de vie pour mieux comprendre la dépression”. Pour ce 4e épisode d’On marche sur la tête le podcast, j’ai donc pris l’invitation à la lettre, et vous invite vous aussi à entrer dans cette danse. 



« Avec ce témoignage tout en clair-obscur, en posant des mots sur sa souffrance, l’écrivain nous offre un récit à l’issue lumineuse. Parce qu’il n’existe pas d’ombre sans lumière. Il suffit de la trouver. »

Certains coeurs lâchent pour trois fois rien. De l’ombre à la lumière, Gilles Paris, éditions Flammarion, 2021.

Dr Jean-Victor Blanc, en thérapie avec les stars

Jean-Victor Blanc fait figure de précurseur en matière de psycho-éducation. Le psychiatre, qui consulte à l’hôpital Saint-Antoine de Paris, a tenté de démonter un à un les stéréotypes liés à la psychiatrie grâce à un support original : la vie de stars, elles-mêmes atteintes de troubles psychiques, le cinéma, les séries… Se rase-t-on forcément la tête comme Britney Spears lorsqu’on est bipolaire ? La schizophrénie ressemble-t-elle à un dédoublement de la personnalité façon Black Swan ? Une série Netflix peut-elle déclencher des suicides ? Si je prends des antidépresseurs, vais-je me retrouver dans Requiem for a Dream ? Le docteur Jean-Victor Blanc répond aux différentes questions, mêlant définitions médicales et divertissement.

A l’occasion de la sortie de son deuxième ouvrage « Addicts » (éditions Arkhe), Jean-Victor Blanc est l’invité du 3e épisode d’On marche sur la tête. Nous avons échangé sur Britney Spears, Mariah Carey ou encore Kanye West et de la manière dont ils ont libéré la parole au sujet de leur maladie.


Florence et Christophe, deux âmes-sœurs réunies dans la maladie

Florence et Christophe se sont rencontrés il y a plusieurs années au Groupe d’entraide mutuelle (GEM) de Versailles, une association à destination des personnes avec handicap psychique. De là est née une solide amitié qui les aide au quotidien.

Diagnostiquée schizophrène dysthymique à l’âge de 30 ans, Florence pense avoir trouvé à 42 ans un équilibre au quotidien, qu’elle doit à sa force de vie mais aussi à sa relation unique avec Christophe. Christophe c’est l’histoire d’une âme qui s’est cherchée pendant de nombreuses années après avoir « longtemps souffert de troubles de la personnalité et de l’identité ». Tous les deux ont connu l’attente du diagnostic puis les passages plus ou moins longs en hôpital psychiatrique, les traitements de cheval, les prises de poids, les préjugés qui collent à la peau… Aujourd’hui, ces deux grands amis s’apportent une aide mutuelle inspirée du centre où ils se sont rencontrés : le Groupe d’entraide mutuelle (GEM) de Versailles.


Louise : “J’ai perdu ma soeur à cause du harcèlement scolaire”

Il y a trois ans, Louise fête ses 25 ans, une journée qui s’annonce « mémorable ». Elle l’est effectivement devenue mais pour une toute autre raison.

Habitante expatriée à Singapour pour le travail, Louise attend avec impatience minuit ce 2 mai 2018 et les premiers messages d’anniversaire qui ne devraient plus tarder. Un appel de son père rompt enfin l’attente mais projette Louise à mille lieux de ce qu’elle avait imaginé pour son anniversaire. Sa sœur vient de mettre fin à ses jours. Sa sœur si studieuse, si souriante, si aimé et aimante. Précipitée dans un avion de retour en France, elle doit faire face à l’impensable, et à une réalité qu’elle ne soupçonnait pas. Après des années de souffrance liée au harcèlement scolaire, sa sœur, Liane, s’en est allée. Si aujourd’hui la jeune femme n’est plus là pour témoigner, sa sœur Louise se mobilise pour faire connaître la vie de celle qui rêvait d’être écrivaine et pour laquelle elle continue d’écrire l’histoire.

Dans ce premier épisode poignant, j’aborde avec mon invitée des sujets sombres et encore tabous : le harcèlement scolaire, la dépression, les troubles anxieux, la perte d’un proche. Pour autant, c’est une histoire de souvenirs d’enfance, de rencontres et aussi d’espoir que nous partage Louise.


Pour retrouver le projet collaboratif Ulule de Louise, rendez-vous ici :

https://fr.ulule.com/la-fille-de-cristal-roman/