Episode 23 – Capucine : « L’anorexie, c’est une guerre froide à l’intérieur du cerveau qui nous achève petit à petit »

Capucine Néel a sombré dans l’anorexie à l’âge de 18 ans. Un déménagement compliqué, des deuils à accepter et une rupture amoureuse conduisent la jeune femme dans un cercle vicieux de plusieurs années. Dans ce 23e épisode d’On marche sur la tête, Capucine raconte son combat contre les troubles du comportement alimentaire.

Eté 2017. Capucine Néel prépare un semi-marathon et tient ses premiers carnets de comptage de calories. C’est aussi le début des premiers sauts de repas, sous prétexte d’un job étudiant un peu trop prenant. Dans les vestiaires du supermarché où elle travaille, la jeune femme se surprend à toucher ses cotes lorsqu’elle se change, et à aimer ça. Lorsqu’à une réunion de famille, une proche lui glisse à l’oreille qu’elle a maigri, cette remarque fait l’effet d’une bombe de joie. La bombe de l’anorexie était en marche. A la rentrée suivante, l’étudiante partage son temps entre la fac de Caen et le club d’athlétisme qui lui sert à la fois d’exutoire et de moteur pour alimenter son trouble du comportement alimentaire.

UN livre : « Le scanner de mon alimentation »

Après avoir proscrit certains aliments de ses placards, Capucine réduit petit à petit les portions jusqu’à ne tourner qu’à une pomme et à plusieurs cafés par jour. Si son corps s’essouffle, sa tête lui dit de continuer. Continuer jusqu’à tomber. 2020 sera l’année de sa chute mais aussi du début de sa renaissance. Après plusieurs hospitalisations, un suivi psychiatrique et médicamenteux, l’écriture d’un livre “Le scanner de mon anorexie”, aux éditions Maïa, Capucine reprend peu à peu vie. Ecrire, transmettre, lui a permis de reprendre le dessus sur sa maladie. Même si elle regarde encore les calories d’une glace ou d’un gateau, la jeune femme aujourd’hui âgée de 23 ans a repris une alimentation normale et renoué avec l’athléthisme.

Pour aller plus loin :

Vous pouvez suivre les aventures de Capucine sur les réseaux sociaux : Sur Facebook : « Capucine Néel » et sur Instagram : @capu_neel

Pour découvrir plus en détail son histoire, retrouvez son récit : « Le scanner de mon anorexie », aux éditions Maïa : https://www.editions-maia.com/livre/le-scanner-de-mon-anorexie/

Episode 22 – Spécial Facettes Festival

C’est indéniable : la pandémie a mis un coup de projecteur sur le sujet de la santé mentale et a permis une prise de conscience massive. Mais les enjeux autour de ce sujet de santé publique ne sont pas nouveaux. Il a été le parent pauvre des politiques publiques et l’objet de nombreux tabous en France depuis trop longtemps. 

Avant le COVID : 64% des jeunes dans le monde se sentaient concernés par la santé mentale mais seulement 7% osaient en parler (chiffre VICE, mars 2020). 

Alors comment fait-on pour libérer la parole et surtout former à l’écoute sur la santé mentale en France ? Cet épisode a été enregistré dans le cadre du Facettes Festival, avec Eva Mazur, premiers secours en santé mentale, Maxime Perez-Zitvolgel, co-fondateur de la Maison Perchée, Mickaël Whorms-Erminger, des Maux Bleus et Christelle, host de mūsae.

Bonne écoute !

Pour aller plus loin :

Le Facettes Festival : https://facettesfestival.com/festival

Episode 21 – Spécial Facettes Festival

Outil de déstigmatisation des maladies psychiques à grande échelle, mais aussi source d’addiction et de baisse d’estime de soi… Les réseaux sociaux influencent beaucoup notre météo intérieure. Comment les utiliser à bon escient ? C’est le sujet de cet épisode spécial enregistré dans le cadre du Facettes Festival, le 16 octobre 2022.

C’est l’une des premières actions de la journée, au saut du lit : allumer son smartphone, ouvrir Instagram, Facebook, Snapchat ou encore Tiktok et… scroller. Avant même d’avoir ouvert les yeux, notre pouce connaît la manip’ par cœur et fait défiler frénétiquement le contenu que l’on aurait loupé la veille. D’après une récente étude de We Are Social et Hootsuite, les Français passeraient en moyenne 1h46 sur les réseaux sociaux, soit 5 minutes de plus qu’en 2021. 1H46 quotidiennes à repérer les dernières tendances lifestyle, à envier son influenceur préféré parti en vacances aux Seychelles et à s’inquiéter de ne pas avoir récolté autant de likes sur sa dernière publication.

Tom Holland, Shawn Mendes en mode digital detox

Cet été, de nombreuses célébrités ont décidé de s’éloigner un temps des réseaux sociaux. L’acteur Tom Holland, le chanteur Shawn Mendes ou encore le tiktokeur star Brody Wellmaker cumulent des millions d’abonnés et pourtant, ils ont tous décidé de faire une pause. La raison évoquée ? Une volonté de préserver leur santé mentale. Comme eux, de plus en plus d’internautes avouent prendre leur distance avec ces plateformes qui procurent des effets addictifs, de l’anxiété et une baisse d’estime de soi. A l’inverse, ce sont aussi ces lieux de paroles et d’échanges publics qui servent la déstigmatisation des troubles psychiques.  Comment protéger notre santé mentale des effets néfastes des réseaux sociaux ? Comment s’en servir à bon escient ? Comment reprendre du plaisir à passer du temps IRL sans pour autant délaisser totalement Instagram, Tiktok et consors ? Bref, comment trouver l’équilibre avec ces applis qui font désormais partie de notre quotidien ?

Mes invités

Pour répondre à toutes ces questions, j’ai pu tendre mon micro à Laurène Le Gall, créatrice de « Et si tu posais ton tel », un podcast qui s’adresse à la génération hyperconnectée, souhaite comprendre l’aliénation numérique et s’en défaire. A ses côtés, Juliette Begnaud, kinésithérapeute de profession, en formation pour être préparatrice mentale, créatrice de « Bien dans nos baskets », un podcast qui donne des astuces concrètes pour prendre soin de sa santé mentale. Et enfin, Amélie, créatrice du compte instagram “Hellopecia”, qui aborde la question de l’alopécie, dont elle est elle-même atteinte, et de ses conséquences sur sa santé psychique.

Bonne écoute !

Pour aller plus loin :

Le Facettes Festival : https://facettesfestival.com/festival

Bande-annonce saison 2

Ils s’appellent Christophe, Florence, Gilles, Pauline, Camille, Laure (…). Toutes ces personnes que vous venez d’entendre ont traversé de douloureuses épreuves à cause de leur toc, leur dépression, leur schizophrénie, leur bipolarité. Comme eux, 13 millions de Français sont touchés chaque année par un trouble psychique d’après les tous derniers chiffres officiels. Alors c’est vrai, on parle désormais un peu plus de santé mentale, dans les médias, sur les réseaux sociaux, à la télévision. Mais il reste encore de nombreux freins qui empêchent de libérer la parole, et peut-être de sauver des vies. Ne perdons pas de temps. 

Je suis Clotilde Costil, journaliste et créatrice du podcast On marche sur la tête, qui brise les tabous sur les maladies psychiques. Je suis ravie de vous accueillir dès à présent pour la saison 2, disponible gratuitement sur toutes les plateformes d’écoute. Installez-vous confortablement, tendez bien l’oreille et laissez-vous porter par ces histoires bouleversantes mais aussi pleines d’espoir. 

On marche sur la tête – spécial été

Le premier épisode sort lundi 1er août à 19h sur toutes les plateformes d’écoute.

Le réveil qui sonne enfin après 7h, les étales de marché bardées de savons artisanaux et d’huile d’olive, les mots fléchées sur la plage, la sieste à l’ombre sous le cerisier, les balades une glace à la main, un chichi dans l’autre, le sable entre les orteils, le rosé “piscine” à 19h et le barbeuc à 20h, les soirées qui traînent en longueur, les jeux de société au clair de lune… Tout baigne en été ? Genre vraiment ?

Pour le comprendre, j’ai décidé d’embarquer mon petit micro dans ma valise. Je vous emmène avec moi en bord de mer, à la campagne ou en ville, avec toujours ce même objectif : je prends la température de votre santé mentale ! Retrouvez chaque semaine de très courtes interviews de personnes, croisées au gré de mes rencontres. A chaque fois, une seule et même question : « Comment va ton moral cet été? »

Épisode 20 : Laure : « Avec l’art, j’ai sublimé ma maladie »

Suite et fin de l’épisode à trois voix, accompagnée de Laure et Stéphane. Il y a quinze jours, vous avez découvert le passé de Laure, tourmenté par la bipolarité familiale, mais aussi marqué par un premier amour qui n’a finalement pas dit son dernier mot. Aujourd’hui, tous deux sont amants à la ville, collègues à la scène. 

Derrière ce premier amour, il y a Stéphane. Trente ans se sont écoulés avant que leurs chemins ne se recroisent. La suite, je les laisse vous la raconter. Ce dernier épisode de la saison 1 est pour moi à l’image de ce que je souhaitais transmettre toute cette année dans ce podcast : derrière la maladie se cachent de belles histoires, de magnifiques rencontres et d’incroyables renaissances. Aujourd’hui, l’histoire d’amour de Laure et Stéphane a donné naissance à un projet artistique de sensibilisation aux troubles psychiques : l’association Les Soleils Noirs accompagne des artistes en situation de handicap psychique et destigmatise les clichés auprès du grand public. Avec l’art désormais, ils subliment leur maladie et en sont fiers. Et moi, je suis fière de leur donner la parole. Place maintenant au récit, bonne écoute ! 

Pour aller plus loin :

Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (UNAFAM) : https://www.unafam.org/

Association Les Soleils Noirs : https://www.facebook.com/lessoleilsnoirs/

Extrait musical : « Bipolaire » – Mademoiselle Laure

Épisode 19 : Laure : « J’ai vécu dans une famille où la bipolarité est une tragédie familiale »

Laure et Stéphane n’ont que 17 ans lorsque leur idylle de jeunesse démarre. Ensemble, ils partagent le goût de la poésie et des belles lettres. Ils se retrouvent les après-midis après le   lycée sur la butte Montmartre pour s’échanger des mots tendres et des réflexions philosophiques adolescentes. Plus qu’un refuge pour Laure, cette parenthèse parisienne lui procure un doux moment de répit loin des tensions du foyer familial. Lorsqu’elle rentre chez elle le soir, la réalité la rattrape, entre un père alcoolique et une maman bipolaire qui fait le yoyo avec les médicaments. Et pourtant, rien ne sort de ces quatre murs. Personne ne sait quel est le quotidien de Laure, pas même Stéphane. Elle gardera ce secret très longtemps, jusqu’à ce que leurs chemins se séparent puis se recroisent des années après. Laure est alors à son tour diagnostiquée bipolaire. 

Ce récit a été recueilli grâce à l’accueil généreux de l’Unafam, une association qui vient en aide à des personnes malades psychiques et à leurs proches, et que je tiens chaleureusement à remercier. Cette histoire court sur deux épisodes. Dans le prochain, vous comprendrez comment Laure et Stéphane se sont retrouvés, ont appris à se rapprivoiser malgré la maladie et ont appris à travailler ensemble sur un projet artistique autour de la santé mentale !

Bonne écoute !

Pour aller plus loin :

Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (UNAFAM) : https://www.unafam.org/

Épisode 18 : Yannick Trescos, « On veut dépoussiérer la psychiatrie »

Cet épisode est consacré à la compréhension du syndrome du stress post-traumatique, à travers les explications de Yannick Trescos, co-fondateur de la solution digitale Resileyes, qui vient en aide aux personnes victimes de stress post-traumatique.

Suite et fin du double épisode consacré à l’histoire de Yannick Trescos, ancien pharmacien militaire, blessé au Tchad en 2007, devenu patient partenaire, aujourd’hui à la tête de sa propre innovation : Resileyes. De son expérience traumatisante et de ses années d’errance médicale, Yannick Trescos a fait naître sa solution numérique pour les victimes de stress post-traumatique. 

Sera-t-on diagnostiqué par des robots ?

Hébergée au sein du tout nouveau Parisanté Campus, un lieu qui vise à réunir divers acteurs de la recherche en santé, cette clinique digitale promet de révolutionner le traitement du stress post-traumatique en proposant un parcours de soins allant de la détection au suivi. Ensemble, on a donc parlé de cette start-up en devenir, des promesses du numérique pour soigner la santé mentale et dépoussiérer la psychiatrie, sans oublier le volet “éthique” : sera-t-on bel et bien diagnostiqué à l’avenir par des robots ? Et quid de nos données personnelles ? Autant de questions auxquelles Yannick a bien voulu répondre dans ce 18e épisode d’On marche sur la tête le podcast ! 

Pour aller plus loin :

Site de Resileyes : https://www.resileyes.com/

Épisode 17 : Yannick Trescos, « Les traumas sont des bombes à retardement »

Cet épisode est consacré à la compréhension du syndrome du stress post-traumatique, à travers l’histoire de Yannick Trescos, ancien pharmacien militaire devenu patient expert.

En 2007, Yannick Trescos est envoyé en opération militaire extérieure au Tchad en tant que pharmacien chercheur pour l’armée. Il est malheureusement blessé par arme à feu lors d’un entraînement. Si son corps se remet bien de l’attaque, son esprit, lui, reste au Tchad. De retour en France auprès de sa famille, des cauchemars le réveillent en pleine nuit, quand ce n’est pas les insomnies qui l’empêchent de fermer les yeux. Angoisse et irritabilité sont devenues ses meilleures amies. Il lui faudra dix ans pour poser un nom sur ce mal qui l’empêche de mener une vie normale : le syndrome du stress post traumatique.

Patient expert

Grâce à un long suivi psychothérapeutique, à l’aide de son entourage, et à son travail autour de la psychoéducation, Yannick va mieux aujourd’hui. Décidé à se servir de son expérience, il a depuis créé Resileyes, un outil qui développe des solutions pour les victimes de stress post-traumatique comme lui. Il est ce qu’on appelle un patient expert. Je vous propose donc d’écouter l’histoire de Yannick, qui se déclinera exceptionnellement en deux épisodes, le deuxième étant consacré à son projet, Resileyes et aux solutions concrètes pour se faire aider. 

Bonne écoute !

Pour aller plus loin :

Site de Resileyes : https://www.resileyes.com/

Épisode 16 : Vincent Deniard, trouble jeu 

Le cinéma est une incroyable caisse de résonance de notre quotidien et des évolutions de notre société. Mais, il est un thème qui reste particulièrement épineux et que le grand comme le petit écran peinent encore à s’approprier : la psychiatrie. Souvent stigmatisée, parfois idéalisée, la psychiatrie filmée ne tombe pas toujours très juste. A l’image de “Vol au dessus d’un nid de coucous”, tourné dans les années 1970, qui a contribué à installer dans la durée l‘aspect « pénitentiaire » des hôpitaux psychiatriques. Je pense également à “Requiem for a dream” qui a montré la thérapie punitive dans tout ce qu’elle a de plus violent et traumatisant. Enfin, il y a le cliché récurrent du tueur fou schizophrène comme dans le thriller “Split”, où le personnage principal est atteint de dédoublement de personnalités et en vient à kidnapper trois adolescentes. Le problème, c’est que ce que nous voyons de la psychiatrie à l’écran influe sur nos représentations de celle-ci. 

« Qu’est-ce qu’on va faire de Jacques? », un film sans filtre et sans fard sur les maladies psy

Et puis il y a plus récemment une belle découverte, qui donne l’espoir, qu’au cinéma aussi, les mentalités évoluent au sujet des maladies psychiques. Fin février 2022, la chaîne Arte diffusait “Qu’est-ce qu’on va faire de Jacques”, un long-métrage signé Marie Garel-Weiss, qui aborde sans détour la question du handicap psychique au sein des familles. Dans le rôle de Jacques, atteint de schizophrénie, l’acteur Vincent Deniard. On l’a notamment vu à l’affiche de la série de France Télévisions, Germinal, ou encore du film “Un peuple et son roi”. Le voici invité d’On marche sur la tête le podcast. Ensemble on a parlé de la responsabilité d’un acteur de jouer un tel rôle, de sa préparation avant le tournage, du risque de tomber dans certains clichés et de l’accueil du public, surtout concerné par le sujet.

Bon écoute !

Pour aller plus loin :

Replay du film : https://www.arte.tv/fr/videos/101043-000-A/qu-est-ce-qu-on-va-faire-de-jacques/